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Accueil extra-familial des enfants et égalité

 

Description du projet (projet de recherche terminé)

La naissance du premier enfant est le moment-clé où les jalons de la répartition du travail dans la famille sont posés. Ce sont, aujourd’hui comme hier, majoritairement les femmes qui réduisent leur activité lucrative et qui assument le travail de prise en charge de l’enfant pendant que la majorité des hommes remplissent le rôle traditionnel de pourvoyeur économique. Le retrait (provisoire) des mères de la vie active et la réduction de leur taux d’occupation conduisent à des inégalités de carrière et de salaire. Différentes études montrent que l’accueil extrafamilial des enfants contribue à dépasser les inégalités entre femmes et hommes: les pays qui ont une bonne offre en matière d’accueil extrafamilial des enfants se caractérisent par un taux d’activité des femmes plus élevé et par de moindres différences de salaire entre femmes et hommes.

Objectif

La présente étude montre quel rôle joue l’offre en matière d’accueil extra-familial des enfants en Suisse par rapport à l’égalité. La question centrale est de savoir comment cette offre, avec toutes ses composantes – densité de l’offre, prix, qualité – et les règles fiscales qui y sont liées, influence la planification familiale (moment où le couple a un enfant, nombre d’enfants) et l’activité lucrative actuelle des hommes et des femmes (décision d’exercer une activité lucrative, décision quant au taux d’occupation, salaire, position dans la profession). Pour son analyse quantitative, le groupe de recherche combine les données de l’Enquête suisse sur la population active avec des données nationales d’un type nouveau sur l’offre d’accueil extra-familial. Dans une seconde étape, il approfondit ces résultats par des entretiens qualitatifs.

Titre original

Gleichstellung der Geschlechter: Welche Rolle spielt die familienergänzende Kinderbetreuung?

Direction du projet

  • Dr. Rolf Iten, Infras AG, Zürich
  • Prof. Michael Lechner, Schweizerisches Institut für Empirische Wirtschaftsforschung (SEW-HSG), Universität St. Gallen